Département(s)

Département d'enseignement de Langues et Lettres

Présentation des enseignements

1. Littérature italiennes médiévale (ROMA-B-125)
Titulaire : M. Claudio GIGANTE

Etude approfondie de la littérature italienne basée sur l’analyse détaillée de textes de la période Origini-Quattrocento. Le cours privilégie la poétique des grands auteurs (Dante, Petrarca, Boccaccio) et la codification des genres littéraires. Les cours sont dispensés en français.

2. Littérature italienne de l'époque moderne (ROMA-B-280)
Titulaire : M. Claudio GIGANTE

L’exégèse littéraire porte sur l'histoire de la littérature italienne moderne et notamment sur un groupe d’auteurs du XIXe et XXe siècles (Foscolo, Manzoni, Leopardi, Pirandello, Svevo).

3. Explications d'auteurs italiens (ROMAB385)
Titulaire : M. Claudio GIGANTE

Le cours, dont la matière varie d’année en année, porte sur l'histoire des lettres italiennes depuis l'Unité italienne, ou sur un auteur "classique" de l'époque moderne. Les étudiants font un travail de recherche dont le résultat est présenté à l’examen.

4-5. Questions de littérature italienne I et II (ROMAB415, ROMAB516)
Titulaire : M. Claudio GIGANTE

Le cours vise à inscrire l’analyse des œuvres d’une période déterminée ou d’un auteur classique à l’intérieur d’un cadre historique qui tienne compte à la fois des déterminant internes, d’ordre poétique ou rhétorique, et des déterminants externes, produits par le contexte socio-politique pertinent. La matière varie d’année en année (par ex.: le poème chevaleresque de la Renaissance, le théâtre de Carlo Goldoni, la naissance en Italie du roman historique, les avant-gardes, etc.).

Présentation des thèmes de recherche

Professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles, je suis né à Naples le 27 février 1972, où j’ai fait mes études scolaires et universitaires jusqu’au doctorat (1996-1999).

En 2003, j’ai été sélectionné comme titulaire de la chaire de Littérature italienne de l’Université de Bruxelles. Durant la période 2010-2015, en tant que professeur invité, j’ai enseigné aussi la littérature italienne et l’histoire de la langue à l’Université de Lorraine. J’ai été invité à donner des cours et des conférences dans d’autres universités belges ainsi qu’en France, aux Pays-Bas, aux États-Unis, en Italie, en Allemagne.

Dans mon parcours scientifique, j’ai suivi une double approche : une méthode critique et comparatiste, visant à une interprétation historique et 'culturelle' du texte ou de l’auteur examiné ; et une méthode philologique qui a privilégié l’étude des manuscrits d’auteur. Cette double orientation, assez rare dans le domaine des études romanes (qui sont traditionnellement orientées soit vers la 'critique' soit vers la philologie), est à l’origine d’une production scientifique particulièrement riche et variée.

Un des fils conducteurs de mes recherches a été l’examen de deux aspects selon moi fondamentaux pour la création littéraire : 1) l’analyse des matériaux d’auteur où l’on trouve, sous forme fragmentaire ou intégrale, la version manuscrite d’un texte, que ce soit une rédaction définitive ou un brouillon ou esquisse ; 2) l’étude de la relation entre l’auteur et sa bibliothèque idéale : c’est-à-dire la façon dont l’écriture absorbe les suggestions, les thèmes et les formes d’autres livres. Dans les deux cas, je me suis proposé de reconstruire des aspects révélateurs du dossier génétique des auteurs étudiés : dans le premier cas, en analysant les variantes écartées, les corrections effectuées, les passages éliminés ou ajoutés dans un deuxième temps, par rapport aux principes de poétique, de rhétorique, de stylistique et d’idéologie de l’époque; dans le deuxième cas, en examinant les livres, classiques et modernes, que l’auteur a effectivement consultés et pour lesquels il était possible d’identifier une connexion précise d’“influence”, ou, en tout cas, d’intertextualité, avec l’œuvre prise en examen. Les fruits de ces recherches se trouvent, pour la première période de mes études, dans mon livre 'Esperienze di filologia cinquecentesca' (Rome 2003), consacré à G.G. Trissino, J. Mazzoni, T. Costo, L. Salviati, P. Angeli da Barga, T. Tasso. Les études successives, consacrées aux ouvrages de Dante Alighieri, F. Carafa, G. Lubrano, U. Foscolo, A. Manzoni, M. d’Azeglio, I. Nievo, I.U. Tarchetti, C.E. Gadda, L. Pirandello, I. Svevo, M. Pomilio, P. Levi et d’autres encore, ont été publiées de 2007 à 2020 dans des revues scientifiques toujours de premier rang, dans des publications collectives avec comité de lecture et dans d’autres publications à titre de seul auteur.

J’ai publié de nombreux travaux dans le domaine de la Renaissance. Pour me limiter aux livres publiés à titre de seul auteur : '« Vincer pariemi più sé stessa antica ». La Gerusalemme conquistata nel mondo poetico di T. Tasso' (Naples 1996), 'Esperienze di filologia cinquecentesca' (Rome 2003), 'Tasso' (Rome 2007, 2019³), 'Il Rinascimento. Un’introduzione al Cinquecento letterario italiano' (Rome 2016, en collaboration avec G. Alfano et E. Russo), 'Miti cristiani e forme del politico nella letteratura del Rinascimento' (Florence 2017). J’ai publié le texte critique, avec commentaire, du dernier traité de poétique de Torquato Tasso ('Giudicio sovra la ‘Gerusalemme’ riformata', Rome 2000) et, du même auteur, l’édition génétique du manuscrit autographe de la 'Gerusalemme conquistata', qui conserve un texte – encore éloigné de la rédaction finale (la seule qui était connue avant mon édition) – qui n’avait jamais été publié auparavant. Ce travail a été accueilli dans la collection monumentale de l’Edition nationale des œuvres du Tasse (Alessandria 2010).

Je me suis penché aussi sur le domaine de l’astrologie de la Renaissance : les résultats de ces recherches se trouvent dans mon édition commentée du traité 'Contre les astrologues' de Savonarole (Rome 2000), dans l’article 'Un interprete cinquecentesco della polemica antiastrologica di Savonarola: Tommaso Buoninsegni', paru dans le volume 'Nella luce degli astri. L’astrologia nella cultura del Rinascimento' (O. Pompeo Faracovi éd.), Préface de M. Ciliberto (La Spezia 2004), dans mon étude sur l’époque de Savonarole selon le point de vue de Guichardin (dans le volume 'F. Guicciardini. Tra ragione e inquietudine',Liège 2005).

Un autre point qui a caractérisé ma recherche est l’étude de la littérature sacrée au Moyen Âge et à l’époque moderne. J’ai publié dans ce domaine un article consacré au style allégorique d’un prêcheur du XVIIe siècle, G. Lubrano ('L’immagine « generativa » nel Quaresimale di G. Lubrano', in 'La Predicazione nel Seicento', Bologne 2009) et un autre sur la poésie religieuse fleurie à l’époque de la bataille de Lepante ('« Maria, madre della vittoria ». Ferrante Carafa e l’epopea di Lepanto', in 'Rime sacre tra Cinquecento e Seicento', Bologne 2007). J’ai proposé une nouvelle interprétation de la théorie de la création élaborée dans sa Divine Comédie par Dante Alighieri ('Adam sive Christus. Creazione, incarnazione, redenzione nel canto VII del Paradiso', in 'Rivista di studi danteschi', VIII 2008, p. 241-268; 'Teologia della creazione e della redenzione', in 'Lectura Dantis Romana. Cento canti per cento anni. Il Paradiso', Rome, 2015, p. 191-218). Toujours dans le domaine de la littérature religieuse, j’ai publié en 2016 un article sur la poésie hermétique de Mario Pomilio ('« Dolci emblemi / d’impensabili veri ». L’esperienza religiosa nella poesia di Mario Pomilio'), dans un volume édité par la Fondation « Michele Pellegrino. Centro di studi di storia e letteratura religiosa » de Turin, et en 2017 un livre, déjà mentionné, sur les mythes chrétiens en relation avec les formes du « Politique » à la Renaissance ('Miti cristiani e forme del politico nella letteratura del Rinascimento', Florence 2017).

J’ai consacré aux problématiques historico-culturelles du Risorgimento italien de nombreux articles (sur le roman historique mais aussi sur Ricciardi, Nievo, d’Azeglio, Pirandello, Gadda, Omodeo et sur d’autres questions) ainsi que trois livres : un essai ('La nazione necessaria. La questione italiana nell’opera di Massimo d’Azeglio', Florence, 2013) et l’édition de deux volumes collectifs ('Il romanzo del Risorgimento', en collaboration avec D. Vanden Berghe, Bruxelles, 2011), 'Rappresentazione e memoria. La « quarta » guerra d’indipendenza' (Florence, 2017).

Mes dernières recherches portent sur Italo Svevo et son chef d’œuvre 'La coscienza di Zeno'. Dans mon essai 'Una coscienza europea. Zeno e la tradizione moderna' (Roma 2020), fruit d’une longue recherche, j’ai abordé principalement deux questions. D’un côté, j’ai mis en discussion une interprétation répandue de la 'Coscienza di Zeno', selon laquelle l’auteur se serait moqué dans son roman de la psychanalyse. Dans l’autre, j’ai proposé une lecture du roman à l’intérieur d’un système de relations, qui inclut, non seulement de nombreux classiques modernes (de Flaubert à Mann, de Pirandello à Tozzi, de Zola à Joyce), mais aussi des écrivains aujourd’hui moins connus comme Daudet, Bourget, Ojetti et Benco.

Lien vers un site externe

https://ulb.academia.edu/ClaudioGigante

Enseignement(s)

ROMA-B125 - Littérature italienne médiévale

ROMA-B280 - Littérature italienne de l’époque moderne / Letteratura italiana dell’étà moderna

ROMA-B385 - Explications d’auteurs italiens / Lettura e interpretazione di autori italiani

ROMA-B415 - Questions de littérature italienne I / Questioni di letteratura italiana I

ROMA-B516 - Questions de littérature italienne II / Questioni di letteratura italiana II

Centre(s) de recherche

Centre de recherches en Etudes littéraires, philologiques et textuelles

Publication(s) choisie(s)

Gigante, C., & Russo, E. (2012). Pre-sentimenti dell’Unità d’Italia nella tradizione culturale dal Due all’Ottocento: Atti del Convegno di Roma, 24-27 ottobre 2011.

Gigante, C. (2012). «Vogliamo Magenta e Solferino». Sull'eredità risorgimentale nel giovane Gadda. I Quaderni dell'ingegnere, 12(3), 137-156.

Gigante, C. (2012). La nazione necessaria. Massimo d'Azeglio e il diritto di unirsi ovvero di dividersi. Between, 2(3). doi:10.13125/2039-6597/645.

Gigante, C. (2011). "Fatta l'Italia, facciamo gli Italiani": Appunti su una massima da restituire a d'Azeglio. Incontri, 26(2), 5-15. doi:10.18352/incontri.830

Gigante, C. (2011). Scrittori del Risorgimento “precursori del fascismo”? A proposito di un luogo comune della storiografia letteraria fascista. Intersezioni, 31(3), 349-368.

Gigante, C., & Vanden Berghe, D. (2011). Il romanzo del Risorgimento. Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien: PIE-Peter Lang.

Gigante, C., & Palumbo, G. (2010). La tradizione epica e cavalleresca in Italia (XII-XVI sec.). Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien: PIE-Peter Lang.

Gigante, C. (2010). Epica e romanzo in Trissino. In C. Gigante & G. Palumbo (Eds.), La tradizione epica e cavalleresca in Italia (XII-XVI sec.) (pp. 291-320). Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien: P.I.E. Peter Lang.(Destini incrociati / Destins croisés, 2).

Gigante, C. (2009). L’immagine ‘generativa’ nel Quaresimale di Giacomo Lubrano. In M. L. Doglio & C. Delcorno (Eds.), La Predicazione nel Seicento (pp. 209-236). Bologna: Il Mulino.

Gigante, C. (2009). Jacopo e Diogene: Appunti su Foscolo e Wieland. Filologia e critica, XXXIV(2), 206-233.

Gigante, C. (2008). Adam sive Christus: Creazione, incarnazione, redenzione nel canto VII del Paradiso. Rivista di studi danteschi, 8(2), 241-268.

Gigante, C. (2007). Tasso. Roma: Salerno Editrice.

Gigante, C. (2007). La tradizione del macaronico nell’età della Riforma: Dagli “erasmiani” a Rabelais (attraverso Folengo). In Gli irregolari in letteratura.: Eterodossi, parodisti, funamboli della parola (pp. 93-115). Roma: Salerno Editrice.

Gigante, C. (2007). ‘Maria, madre della vittoria’: Ferrante Carafa e l’epopea di Lepanto. In M. L. Doglio & C. Delcorno (Eds.), Rime sacre tra Cinquecento e Seicento (pp. 19-51). Bologna: Il Mulino.

Gigante, C. (2006). ‘Ardite sì, ma pur felici carte’. Tradizione letteraria, potere e misteri nella pastorale di Tasso: Un’interpretazione dell’Aminta. In B. Itri (Ed.), Tra res e verba: Studi offerti a E. Malato per i suoi settant’anni (pp. 169-205). Cittadella (PD): Bertoncello Artigrafiche.

Gigante, C. (2005). Lo storico e il profeta: L’età di Savonarola nella visione di Guicciardini. In P. Moreno & G. Palumbo (Eds.), Francesco Guicciardini: Tra ragione e inquietudine (pp. 109-127). Liège: Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège.

Gigante, C. (2005). Un’orazione per i posteri. Della Casa e Carlo V. In A. Quondam (Ed.), Giovanni Della Casa (pp. 235-247). Roma: Bulzoni.

Gigante, C. (2003). Esperienze di filologia cinquecentesca: Salviati, Mazzoni, Trissino, Costo, il Bargeo, Tasso. Roma: Salerno Editrice.

Gigante, C. (1996). Vincer pariemi più sé stessa antica: La ‘Gerusalemme conquistata’ nel mondo poetico di T. Tasso. Napoli: Bibliopolis.