Département(s)

Département des Sciences de l'information et de la communication

Présentation des enseignements

Trois de mes enseignements s'inscrivent principalement au sein du Master en Arts du spectacle, orientation écriture et analyse cinématographiques : « Introduction au film documentaire », « Histoire du cinéma belge » et « Nouvelles images : cinéma, télévision et multimédia ». L’objectif principal des deux premiers cours est d’offrir aux étudiants une perspective globale à la fois historique, mais également esthétique, sur deux matières indispensables aux connaissances cinématographiques générales.

Le cours « Histoire du cinéma belge » est par ailleurs d’une importance capitale puisqu'il est le lieu d'une spécificité par rapport aux autres programmes universitaires, qu'ils soient belges ou étrangers. Il tente de démontrer l’aspect éclectique de cette production nationale et d'exposer quelques unes de ses particularités, que ce soit en termes historiques, de genres, ou encore géographique (les pôles wallon et flamand de la production sont tous les deux essentiels). A cet aspect, il faut rajouter la volonté de proposer des rencontres avec des réalisateurs et d’autres acteurs du cinéma belge, témoignages capitaux et uniques pour comprendre les pratiques et les modes de fonctionnement de notre cinéma.

Le cours « Nouvelles images : cinéma, télévision, multimédia » pose quant à lui un regard basé sur les métamorphoses d’un cinéma 'étendu' dans l’art contemporain. Ainsi, le parcours proposé vise à comprendre les relations syncrétiques entre les différentes formes d’images (photographie, cinéma, télévision, vidéo, numérique, digitale), mais aussi à s’interroger sur la déterritorialisation (principe deleuzien cernant les déplacements d’éléments dans des territoires qui leur sont étrangers) des images filmiques dans les galeries d’art et les musées. Il demande une mise en contexte, particulièrement importante afin de confronter la théorie à la pratique des expositions, mise en contexte qui se fait notamment au travers de collaborations avec ARGOS (centre d’art contemporain), voire d’autres institutions, pour proposer aux étudiants une réelle implication dans cette matière vive.

En dehors de ces enseignements qui dépendent de la filière en Ecriture et analyse cinématographiques du Master en Arts du spectacle, ma titularisation vis-à-vis d'autres cours permet, depuis l'année académique 2010-2011, de proposer une perspective filmique dans un autre contexte. Deux cours de BA, « Critique des sources » (cours transversal en BA2 en co-titulariat avec Alain Dierkens, Emmanuelle Danblon, Laurence Rosier et Didier Martens), ainsi que « Histoire du genre » (en co-titulariat avec Valérie Piette) permettent une familiarisation avec des outils d’analyses médiatiques et plus spécifiquement filmiques, tout comme « Sources de l’époque contemporaine » (dispensé en MA1 d’histoire contemporaine, en co-titulariat avec Serge Jaumain). Cette idée de la confrontation du langage filmique avec d’autres disciplines est centrale dans le but d'apprendre à décoder et à comprendre les images en mouvement qui deviennent le fondement de notre société. Elle témoigne d’une nécessaire transmission d’outils d’analyse qui s’inscrit à la fois dans le cadre de formations continuées et de conférences, mais également, et fondamentalement, dans celui d’enseignements universitaires.

Présentation des thèmes de recherche

Mes thèmes de recherche s’articulent sur trois axes principaux : l’analyse des genres cinématographiques (principalement le mélodrame), les études de genre/gender (dans une approche historique et esthétique), et l’analyse des variations du médium cinématographique (à la fois du point de vue syncrétique avec les autres arts, et du ‘cinéma étendu’ en relation avec l'art contemporain).

Un premier thème s’inscrit dans la continuité de recherches de thèse, combinant le genre mélodramatique, l’étude des représentations féminines et une approche syncrétique. Depuis la publication d’une thèse de doctorat (« Maléfiques – le mélodrame filmique européen et ses héroïnes (1940-1953)», Peter Lang, 2003), de nouvelles contributions à des colloques, conférences et la mise sur pied d’un premier Colloque International sur le Mélodrame avec Dominique Nasta en 2009, ont permis de continuer à creuser le sujet, amenant de nouveaux éclairages à la fois d’un point de vue diachronique ainsi que sur les variations narratives et stylistiques contemporaines.

L’étude des représentations féminines et l’approche syncrétique fusionnent également dans un deuxième champ d’investigation, qui concerne cette fois les interactions entre les représentations filmiques féminines et les nouvelles technologies. Cette recherche s’interroge sur l’idée du recours à un recyclage mythique systématique dans la représentation de personnages féminins virtuels (cyber-héroines).

Toujours dans une perspective d’études de genre qui s’inscrit dans le cadre du Centre de recherche SAGES (Savoirs, Genre, Sociétés), un troisième thème de recherche porte sur l’étude de films de réalisatrices. Au travers d’une série d’études de cas particuliers (Jane Campion, Julie Taymor, Hana Mackmalbaf, par exemple) ainsi que d’analyses comparatives, cette recherche se penche sur la spécificité de la création filmique féminine (plus particulièrement contemporaine) et interroge de nouveaux modes de représentation du monde. Cet intérêt pour la réalisation au féminin se retrouve également dans une recherche récente sur le genre pornographique, et plus spécifiquement sur la ‘pornographie féministe’.

Enfin, un dernier axe de recherche touche aux variations syncrétiques entre le cinéma et les autres arts, et interroge plus particulièrement les métamorphoses du cinéma et ses ‘extensions’ dans l’art contemporain. Cette recherche se penche sur l’étude de phénomènes intertextuels et l’analyse d’oeuvres d'artistes contemporains (Stephan Balleux, Nicolas Provost, etc.).

Enseignement(s)

CINE-B-420 Histoire du film documentaire

CINE-B-510 Histoire du cinéma belge

CINE-B-515 Nouvelles images : cinéma, télévision, multimédia

HIST-B-305 Histoire du genre

HIST-B-4045 Sources de l'époque contemporaine

TRAN-B-200 Critique des sources

Publication(s) récente(s)

Andrin, M. (2011). Réalisatrices belges : questionnement identitaire et transgression des frontières. In E. Gubin (Ed.), Le Dictionnaire des femmes en Belgique. Bruxelles: De Boeck.

Andrin, M. (2011). De la pétrification au mouvement cinématographique: le rôle du portrait dans la communication avec les esprits au sein du cinéma classique hollywoodien. Oralité et écriture II: Le Monde des esprits.

Andrin, M. (2011). Chute, vertiges ou ravissement: le cinéma de Michael Powell et les attractions verticales. Michael Powell: la passion iconoclaste.

Andrin, M. (s.d.). La part de l'humain et du divin: la vision universaliste de Kazantzaki transposée au cinéma. Actes du colloque Nikos Kazantzaki.

Andrin, M., & Prêtre, A. (2016). Ombre et lumière: Des réseaux artistiques et critiques féminins à Bruxelles (1972-2014). Territoires et réseaux de création au féminin.

Andrin, M. (2016). Filmer l'art en Belgique: Réflexions autour des spécificités d'une pratique culturelle et de ses différentes diffusions. In D. Vaugeois (Ed.), La critique filmée: les arts plastiques. Rennes: Presses universitaires de Rennes.

Andrin, M., Loriaux, S., & Obst, B. (2016). Introduction. In B. Obst, M. Andrin, & S. Loriaux (Eds.), M comme mère, M comme monstre (pp. 7-10). Bruxelles: Editions de l'Université de Bruxelles.(Sextant, 32).

Andrin, M., & Prêtre, A. (2016). A l’ombre de Maman : représentation des mères monstrueuses dans l'art contemporain et au cinéma. In B. Obst, M. Andrin, & S. Loriaux (Eds.), M comme mère, M comme monstre (pp. 107-120). Bruxelles: Editions de l'Université de Bruxelles.(Sextant, 32).

Andrin, M., Loriaux, S., & Obst, B. (2015). M comme Mère, M comme Monstre. ULB: Sextant.

Andrin, M., & Prêtre, A. (2015). À l’ombre de 'Maman' – Représentation des mères monstrueuses en art contemporain et au cinéma. Sextant,(32), 107-120.